ÉMERGENCE

D'UNE AMBITION ALTERNATIVE

AMBITION D’UNE ALTERNATIVE FORESTIÈRE :
FAIRE DE LA FORÊT PYRÉNÉENNE UN BIEN NATUREL COMMUN !

Le collectif « Touche pas à ma forêt » s’oppose au projet de scierie géante du groupe Florian. Il propose une voie alternative par la gestion douce et la régénération continue des forêts pyrénéennes. Cette proposition a un intérêt à la fois social (activité soutenue), écologique (préservation du sol, équilibre de l’écosystème forestier, du paysage et du climat) et économique (développement local, revenus réguliers).

LES ENJEUX

Enjeux économiques : favoriser l’activité locale (personnels forestiers, exploitation forestière, scierie, artisanats, loisirs, tourisme...) et préserver le patrimoine forestier et agricole.

Enjeux environnementaux : replacer le respect des écosystèmes forestiers et la prise en compte de la biodiversité au centre de la conduite des forêts ; augmenter la part de forêts en libre évolution en s’appuyant sur les vieilles forêts connues ; remplacer les matériaux composites en ameublement (stockage du carbone) ; préserver les sols et les nappes phréatiques.

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LE RÔLE ESSENTIEL DES ÉLUS ET DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES

Aujourd'hui, les principales instances publiques décisionnaires concernant la forêt sont les Communes, les Communautés de communes, les PETR, les départements, la région, l'État et le Comité de Massif Pyrénéen.

Il est nécessaire d’intégrer les objectifs de stockage de carbone, de respect de la biodiversité et les trames vertes dans tous leurs documents prescriptifs.

Elles peuvent soutenir directement la filière en créant une demande publique d’ameublement et de construction bois. Elles peuvent entreprendre la création de régie publique de métiers forestiers (bûcherons, débardeurs...) qui permettrait de consolider l’activité rurale et de faciliter la formation professionnelle. Les naturels communs sont aussi un atout à articuler aux métiers du tourisme.

 

Les élus disposent également de leviers de formation et de sensibilisation pour transformer les imaginaires, première étape du changement des pratiques : organiser des réunions publiques sur le rôle des forêts et la

biodiversité, renforcer l’offre de formation à la forêt et au bois, promouvoir ces métiers par des salons de l’écoconstruction

et de l’ameublement fabriqué dans les Pyrénées...

SOUTENIR LA FILIÈRE BOIS LOCALE ET SES MÉTIERS

Il s’agit d’imaginer une démarche alternative et écologique en organisant la filière bois en circuit court, et ainsi améliorer le bilan carbone du territoire dans le contexte mondial du changement climatique.

Un état des lieux est nécessaire, avec la réalisation d’un annuaire professionnel des métiers du bois et de la forêt, puis l’identification des besoins matériels et humains de la filière. Par exemple : des collectifs mixtes associant bûcherons, débardage à cheval et thermique.

Pour réorienter la filière, nous avons besoin d’une politique volontariste. Il faut considérer le recrutement d’agents ONF et une meilleure rémunération des travailleurs du bois et de la forêt, qui puisse participer à revaloriser ces métiers et soutenir les vocations. Il faut aussi développer la formation aux métiers du bois et de la forêt, et réouvrant des sections dans les lycées techniques et professionnels, ainsi que la formation continue pour ces professionnels et pour les prescripteurs (architectes, élus...).

UNE PRATIQUE FORESTIÈRE ALTERNATIVE : LE BOIS FAÇONNÉ

La pratique d’exploitation dite « exploitation en bois façonné et vente bord de route » permet la vente du bois d’oeuvre en petits lots triés et la cession à la commune du bois de feu par l’affouage. Le tri des bois est réalisé sur la coupe et la vente est réalisée en bord de route en lots triés par essence et par catégorie.

Les lots de bois d’oeuvre constitués sont achetés principalement par des scieurs locaux ou régionaux, parfois des artisans de proximité, ou par les habitants via l’affouage pour le bois de chauffage. Dans l’optique d’une valorisation économique en bois d’oeuvre local et de la diversité des essences à destination des diverses professions travaillant le bois, il conviendrait d’organiser périodiquement des ventes de bois façonnés locales en tenant compte de la configuration du territoire, des forêts équipées, du maillage des scieries actuelles, de façon à ce que la diversité des métiers du bois (menuisier,

charpentier, ébéniste…) puissent s’approvisionner localement. C’est donc un choix d’orientation politique à décider collectivement, impliquant une conscientisation des différents protagonistes impliqués (Communes, CCs, PETR, ONF, Chambre des métiers).


UN PROJET PROFESSIONNEL COOPÉRATIF : LE LOCAL À BOIS

Il s’agit d’un projet coopératif au service des besoins de la filière locale et paysanne, pour promouvoir l’utilisation, la transformation et la distribution du bois local. Ce projet vise à créer et à pérenniser des métiers utiles sur le territoire, à garder et à transmettre les savoir-faire des professionnels, à offrir des solutions de qualité en favorisant les liens sociaux et culturels.

L’idée est de créer un site de référence, moteur dans la promotion et l’utilisation de bois local, avec des professionnels, des formations et du conseil. L’ensemble des professions du bois ne serait pas sur place en permanence, mais des liens tissés permettaient de les faire intervenir lors de formations ou de travailler sur des chantiers démarchés par la structure pour l’utilisation du bois local.

Le lieu prévoit d’accueillir :

- une unité de séchage de bois,

- un atelier de production de menuiserie/ébénisterie,

- un magasin de vente au détail,

- un dépôt vente pour d’autres fournisseurs,

- un annuaire des artisans du bois locaux,

- un atelier ouvert de menuiserie / ébénisterie pour les professionnels et les particuliers.

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